Dimanche, dans l’après midi aux Tarterêts, moment festif, c’est la kermesse dans ce quartier populaire de Corbeil-Essonnes.

Tout ce petit monde est de sortie, dès centaines de personnes se massent. Ambiance familiale et bonne humeur est au rendez-vous.

Mais la fête va très vite être gâchée.

Suite à une banale insulte due à une présence policière civile insistante, la police va vouloir interpeller un jeune, et un seul, au milieu de la foule composée en grande partie d’enfants. Les amis du jeune en question tentent de résister et les forces de police vont alors procéder à des tirs de gaz lacrymogènes en direction de la foule, et en nombre ! (pour info, le parisien publie la photo d’un sac rempli d’au moins une quinzaine de restes de grenades).

Dès lors c’est l’affolement. Les enfants prennent peur, ne comprenant pas ce qui se passe, effrayée, une fillette demande même à sa mère d’appeler la police ! Seulement la police, c’est elle qui tire ! Les associations d’habitants présentes, de très nombreuses mères de famille, et des élus municipaux ainsi que Bruno Piriou conseiller général (il a failli devenir maire de Corbeil en 2008) vont donc se diriger vers le commissariat de Corbeil afin de porter plainte.
Ce qui ne sera accepté pour trois d'entre eux qu’après une longue négociation d'une délégation d'habitants en colère et de Bruno Piriou. Michel Nouaille, candidat du rassemblement de la gauche à Corbeil pour les élections municipales de septembre (faisant suite à l’annulation déclarée en mai 2009) était lui aussi à côté des habitant-es des Tarterêts ainsi que les communistes de
Corbeil-Essonnes, les militants de la VillEnsemble, du Parti de Gauche et des Verts.

Une enquête administrative a été demandée et une trentaine d'autres personnes a déposé plainte à Evry le lendemain.

La jeunesse communiste essonnienne s’insurge contre cette répression honteuse et gratuite et, apportant son soutien aux habitants des Tarterêts, compte bien que toute la lumière soit faite sur l'attitude irresponsable de la police et que l'agression policière - elle devient le quotidien dans le quartier - cesse enfin pour faire place à une recherche d'apaisement, de dialogue basée sur le respect des habitants.