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JC91 Le blog des jeunes communistes de l'Essonne

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Précarité et emploi

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vendredi 20 juillet 2007

Service minimum dans les servies publics : une atteinte au droit constitutionnel de grêve

Les Jeunes communistes de l’Essonne vous informent

Autre mesure « urgente » du gouvernement Fillon, promis par le président Sarkozy, le service minimum dans les transports.

Si au départ, cette mesure semble, selon ses partisans, être la preuve d’une grande modernité et d’un progrès pour les usagers des transports, la réalité en est tout autre.

Ce projet de mesure est là encore une offensive programmée contre le droit de grève acquis des grandes luttes sociales et qui doit demeurer le droit fondamental de tout travailleur !

Le gouvernement n’agit pas là pour les usagers des transports mais bel et bien pour les lobbys patronaux puisque les transports sont la forteresse de l’action salariale et éliminer cette résistance est le rêve de tout libéral !

Cette mesure vise tout bonnement à empêcher des salariés d’exercer leur droit de grève sous un prétexte fallacieux et pour un but honteux !

Ce n’est qu’un début, derrière ce prétexte, le rêve de la droite au pouvoir est d’amputer le droit de grève de son efficacité, d’annihiler le droit de grève tout court ! Et n’oublions pas que les premiers qui paient dans une grève, ce sont les grévistes eux-mêmes, privés de leurs salaires !

Alors ne croyez pas la douce musique du gouvernement, tous les travailleurs ont à craindre le service minimum dans les transports, ce n’est que l’arbre cachant la forêt ! Contre ce projet mobilisons nous ! Contre la droite et le tout libéral autoritaire !

Contrat unique, fin de contrats

Les Jeunes communistes de l’Essonne vous informent

Après la mobilisation contre le CPE, la réforme du contrat unique mettrait fin aux 38 contrats de travail existant, fin aux spécificités de branches, ignorant totalement les besoins de la diversité des producteurs pour l' « usage unique » des actionnaires.

Un contrat consiste en des obligations et des prestations réciproques entre deux personnes ou plus. Dans ce projet de contrat unique de travail, reprenant les principales idées du CNE et du CPE, les obligations de sécurité et de garantie sociale de l'employeur envers ses employés seraient réduits à néant. Par conséquent, nous serions prêts à travailler sans perspectives d'avenir, tout en assurant à l'employeur une promotion sociale. Sans perspective d'avenir, car ce contrat, précaire, ne permettrait pas, par exemple, de donner des garanties aux banques pour obtenir des crédits, comme cela est dors-et déjà constaté avec le CNE. Fini donc l'accession à la propriété!

L'employé aura pour obligation d'assurer un avenir à son employeur en lui cédant tout pourvu de garder un emploi sur lequel il n'aura plus aucune garantie. Comment remplir cette obligation? C'est tout simple, par la malléabilité des corps au travail. Ainsi, le principe d'épanouissement personnel grace au travail serait réduit à la simple flexibilité des corps-machines. Les chiffres parlent d'eux même, seul un CNE sur dix est une création d'emplois*, comment cela pourrait il être different avec un contrat unique reprenant les mêmes principes, qui plus est s'il remplace ceux existants! Un esclavagisme social qui ne se nomme pas ? Peut être bien, en tout cas, l'« employé », titre auquel nous sommes destinés, serait comme un pion de monopoly susceptible à tout moment de repasser par la case « départ ».